Apprendre à bien manger à son aîné serait aussi bénéfique aux autres enfants de la fratrie

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En tant que parent, il n’est pas toujours aisé d’accorder autant de temps à son second ou troisième enfant que ce qu’on a fait pour son aîné, notamment en termes d’apprentissage de l’équilibre alimentaire. Pas de panique, car ce qui a été mis en place pour l’aîné aurait des retentissements positifs sur les autres enfants de la fratrie.

C’est du moins ce qui ressort d’une étude scientifique publiée le 21 décembre 2021 dans la revue Obesity (Source 1). Celle-ci indique qu’une intervention des parents envers leur premier né à propos de l’alimentation serait suffisamment robuste pour influencer le poids du ou des autres enfants de la fratrie.

Un constat “remarquable” selon Jennifer S. Savage, co-auteure de l’étude et chercheuse au Centre de recherche en obésité infantile de l’Université d’Etat de Pennsylvanie (États-Unis). Dans un communiqué (Source 2), la chercheuse souligne que les mères suivies dans le cadre de cette étude n’ont reçu aucun message de rappel concernant l’importance de l’éducation nutritionnelle de leur deuxième enfant.

L’étude a été menée auprès de 117 premiers nés et de leurs frères et sœurs. Le programme d’éducation nutritionnelle des aînés comprenait des conseils sur l’alimentation, mais aussi sur le sommeil, le jeu interactif et la régulation des émotions. 

Les chercheurs ont alors découvert que les premiers nés et les cadets dont les parents avaient mené à bien le programme auprès de leur aîné avaient des indices de masse corporelle (IMC) respectivement inférieurs de 0,44 et de 0,36 kg/m-2 à ceux d’enfants du groupe témoin, sans intervention de ce type.

“Ces résultats sont prometteurs car ils suggèrent que les ressources que nous investissons dans la prévention primaire de l’obésité dans les contextes familiaux peuvent avoir des effets durables. Cette étude soutient l’idée que la transition vers la parentalité est une fenêtre d’opportunité en or pour soutenir les nouveaux parents”, a commenté Alison Ventura, chercheuse en santé publique, qui n’a pas participé à l’étude. 

Dans ce sens, le programme d’accompagnement parental des “1 000 premiers jours” lancé par Santé Publique France et le gouvernement, s’il rencontre l’écho escompté, offrira des bénéfices durables sur la santé des jeunes enfants.



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