Boissons sans alcool : que contiennent-elles et quelles sont leurs propriétés ?

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Ingrédients, taux d’alcool… : que contiennent les bières sans alcool ?

La bière sans alcool commence petit à petit à faire sa place dans les apéros. Est-elle vraiment meilleure pour la santé ? On décrypte cette boisson.  

Procédé de fabrication : Il est le même pour les bières alcoolisées : maltage des céréales (houblon, orge), brassage, fermentation. C’est ensuite que l’alcool est retiré : soit évaporé en portant la bière à une température élevée et/ou une haute pression, soit séparé du liquide porté à très basse température.

Ingrédients : Eau, céréales, levures et, parfois, sucre (ou sirop, jus de fruits…) et/ou arômes (bières aromatisées).

Alcool : Selon la réglementation, leur taux d’alcool doit être inférieur à 1,2 %. Certaines bières dites sans alcool en renferment donc un peu. Seules les bières étiquetées 0,00 % n’en contiennent pas du tout.

Apports nutritionnels : « Ces bières ne renferment que des glucides, quasi autant que les bières avec alcool : environ 5 g pour 100 ml dont 1 à 2 g de sucres, explique le Dr Jean-Michel Cohen. En l’absence d’alcool (1 g = 7 calories), ces glucides représentent la totalité des calories de la boisson : 20 à 25 calories pour 100 ml, soit deux à trois fois moins que les bières alcoolisées. Si des sucres sont ajoutés, l’apport est majoré. »

Goût : Selon les experts, on peut retrouver la même saveur que les bières avec alcool. 

Les bières sans alcool sont-elles bonnes pour la santé ?

À condition de les choisir sans sucre ajouté, elles sont une boisson rafraîchissante, peu sucrée et peu énergétique « et intéressante pour le microbiote intestinal », ajoute le Dr Cohen. Attention, beaucoup renferment un peu d’alcool ! On privilégie les brasseurs indépendants. 

Qu’est-ce que le vin sans alcool et quelles sont ses propriétés ?

Encore rare sur les tables, le vin sans alcool existe pourtant bel et bien. Est-il meilleur pour la santé que le vin traditionnel ? On décrypte cette boisson. 

Procédé de fabrication : Les vins sans alcool démarrent avec un pressurage pour les blancs et une macération pour les rouges et les rosés, puis une fermentation alcoolique. Ensuite, le vin subit un procédé pour éliminer l’alcool : soit refroidi pour le séparer, soit chauffé pour l’évaporer. Des arômes, du sucre ou du jus de raisin concentré sont parfois ajoutés.

Ingrédients : Vin désalcoolisé. Parfois, jus concentré, sucre, sulfites. 

Alcool : Le taux doit être inférieur à 0,5 %. Seuls les vins étiquetés 0,00 % n’en contiennent pas du tout.

Apports nutritionnels : « Ces vins ne renferment eux aussi que des sucres (peu) liés au raisin, de 2 à 4 g pour 100 ml, détaille le Dr Cohen. En l’absence d’alcool, les apports énergétiques sont là encore faibles : 20 à 25 calories pour 100 ml. » 

Goût : En choisissant des vins de qualité (petits viticulteurs régionaux), on peut retrouver les parfums des cépages utilisés.

Le vin sans alcool est-il bon pour la santé ?

Pour le Dr Cohen, « le vin sans alcool peut difficilement atteindre la qualité organoleptique du vin normal ». Comme la bière, les vins sans alcool restent moins caloriques et sucrés que les sodas ou même les jus de fruits. Là encore, méfiance car beaucoup renferment quand même un peu d’alcool. 

Apéritif, whisky, vodka… : que renferment les spiritueux sans alcool ?

Il y en a pour tous les goûts, les spiritueux sans alcool prennent la forme de vos boissons préférées ! On retrouve désormais dans le commerce une large variété d’apéritifs ou de de cocktails sans alcool. Sont-ils meilleurs pour la santé que les boissons traditionnelles ? On décrypte ce type de boisson.

Procédé de fabrication : Boissons inspirées du gin, rhum… sans alcool sont des macérations d’herbes dans de l’eau qui sont ensuite distillées et auxquelles on peut ajouter du sucre. Parfois il n’y a pas de distillation et il s’agit juste d’un mélange d’arômes. Ils n’ont légalement pas le droit aux appellations gin, whisky…

Ingrédients : Eau, plantes et parfois sucre, arômes. 

Alcool : Ils n’en contiennent pas du tout.

Apports nutritionnels : « Ils sont très variables, la valeur calorique dépendant de l’ajout de sucre qui est variable selon le produit, note le Dr Cohen. Cela va de quelques calories pour un “gin” à 18 g de sucre et 70 calories pour 100 ml de “whisky”. »

Goût : Le résultat varie. Ainsi, il existe des succédanés de gin et rhum qui peuvent parfumer des cocktails. En revanche, pour ceux pour lesquels il n’y a pas eu de distillation, la qualité n’est souvent pas au rendez-vous. 

Spiritueux sans alcool : ces nouvelles boissons tendances sont-elles bonnes pour la santé ?

« On n’est plus dans le spiritueux d’origine désalcoolisé, donc mieux vaut voir ça comme une autre boisson parfumée à base d’herbes, estime le Dr Cohen. Attention aux apports en sucre qui peuvent être élevés : mieux vaut jeter un œil sur les étiquettes ! » 

Boissons non alcoolisées : 3 questions au président de la Fédération française d’addictologie

Le Pr Amine Benyamina, addictologue, président de la Fédération française d’addictologie livre son avis sur ces nouvelles boissons sans alcool. 

Est-ce bien pour l’apéro ?

En l’absence de recul, difficile de recommander ces boissons ! Si on ne souhaite pas boire d’alcool, quelle qu’en soit la raison, mieux vaut se tourner vers des jus de fruits ou de légumes, des sodas, de l’eau pétillante… Pourquoi consommer une boisson qui ressemble à de l’alcool quand on ne veut ni ne peut boire d’alcool ? Il existe beaucoup d’alternatives sans alcool et qui ne ressemblent pas à de l’alcool. Quant aux femmes enceintes, elles doivent absolument les éviter car la plupart de ces boissons renferment de petites quantités d’alcool qui peuvent présenter un danger pour le fœtus.

Peuvent-ils aider à réduire la consommation d’alcool ?

Non. Ce n’est pas une bonne stratégie. Certes, on ne retrouve pas dans ces boissons les molécules aux effets délétères, mais elles maintiennent l’idée que l’alcool – ou ce qui lui ressemble – est festif et convivial. C’est un leurre pour le cerveau. On ne sort donc pas du conditionnement habituel. Quant aux alcooliques en sevrage, on n’a pas encore suffisamment d’études pour savoir si ça peut les aider à décrocher ou les faire retomber dans la dépendance.

Au contraire, peuvent-ils inciter à boire de l’alcool ?

Je le pense. Leur consommation régulière peut en effet finir par acclimater des non-consommateurs d’alcool (jeunes notamment) et les amener à un moment donné à passer à la réalité, c’est-à-dire à la consommation d’alcool. Cela peut constituer une incitation.

Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.



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