Covid-19 : ce que des autopsies révèlent de la présence du virus dans le corps

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Si on le qualifie de virus respiratoire, le Sars-CoV-2, responsable du Covid-19, ne se cantonne pas pour autant à la sphère ORL. C’est du moins ce qui ressort d’une nouvelle étude scientifique américaine, parue récemment dans la prestigieuse revue Nature (Source 1).

Une analyse d’échantillons de tissus provenant des autopsies de 44 personnes décédées et ayant eu un Covid-19 a en effet révélé la présence du virus dans tous le corps, y compris dans le cerveau, et ce pendant près de 8 mois après le décès. 

Précision importante, aucun de ces 44 patients n’étaient vaccinés contre le Sars-CoV-2, et 61,4% des patients avaient trois comorbidités ou plus. Le plasma sanguin de 38 patients a été testé positif pour ce coronavirus, tandis que trois ont été testés négatifs (c’est-à-dire dépourvu de particules virales), et trois autres n’ont pas été testés. 30% des patients étaient des femmes, et l’âge médian de l’échantillon était de 62,5 ans. L’intervalle médian entre l’apparition des symptômes et le décès était de 18,5 jours.

Comme prévu, l’analyse a révélé la présence du virus dans les voies respiratoires hautes, et jusqu’aux tissus pulmonaires. Mais de l’ARN du virus a également été observé dans 84 autres endroits et fluides du corps, y compris dans l’hypothalamus (partie profonde du cerveau jouant un rôle capital dans la régulation des fonctions vitales) et le cervelet d’un patient, et dans la moelle épinière et les ganglions de la base (situés au coeur du cerveau) de deux autres patients. Cependant, malgré une charge virale importante dans ces localisations, peu de dommages cérébraux ont été constatés, rassurent les chercheurs.

Ganglions lymphatiques, cœur, tractus gastro-intestinal, glandes surrénales et yeux étaient quelques autres localisations “insolites” et inattendues du virus du Covid-19.

Nous avons démontré la réplication du virus dans plusieurs sites non respiratoires au cours des deux premières semaines suivant l’apparition des symptômes”, ont commenté les auteurs de l’étude, dans un communiqué (Source 2). 

La présence du génome du virus dans tout le corps est un élément important dans la compréhension du phénomène de Covid-long, encore largement méconnu, notent les scientifiques. Le fait que le virus soit présent dans d’autres tissus que la sphère respiratoire pourrait expliquer en partie la persistance de symptômes des semaines voire des mois après l’infection.

L’équipe de recherche poursuit actuellement des travaux, cette fois auprès de personnes vaccinées et/ou infectées par des variants dits ‘“préoccupants” du Sars-CoV-2, pour comparer ces premiers résultats et faire avancer les connaissances scientifiques sur le sujet.



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