Covid-19 et formes graves : qui sont les Français les plus exposés ?

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Qui sont les Français touchés de plein fouet par la Covid-19 ? Une étude publiée jeudi 17 mars par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a examiné les caractéristiques sociales et économiques des personnes hospitalisées entre mars 2020 et novembre 2021 (source 1). Si l’âge reste bien le principal facteur de risque de forme grave, le niveau de vie ou même l’origine ethnique entrent aussi en jeu. 

L’âge, premier facteur d’hospitalisation

« La comparaison des profils par âge […] souligne une surreprésentation des personnes âgées de 60 ans ou plus parmi les personnes hospitalisées », précisent l’étude dès le départ. 72 % des patients hospitalisés entre mars 2020 et novembre 2021 étaient ainsi âgés de plus de 60 ans, alors qu’ils ne représentent que 27 % de la population française.  

Les hommes sont aussi plus susceptibles de développer des formes graves : 52 % des personnes hospitalisés de plus de 60 ans sont des hommes, alors qu’ils ne représentent que 45 % de la population des 60 ans et plus. 

L’âge élevé et le sexe masculin sont des facteurs de risque bien connus de formes sévères, ce qui reflète en grande partie la distribution des comorbidités rendant vulnérables à la Covid-19 (obésité, hypertension artérielle, diabète, maladies coronariennes, pathologies pulmonaires chroniques).

Les plus modestes sont également plus exposés

Les individus hospitalisés résident plus souvent dans des logements sociaux, selon les observations des auteurs. Autre constat, les individus hospitalisés résident dans des logements plus densément occupés : « Le risque d’hospitalisation augmente à mesure que la surface disponible par habitant diminue », indiquent-ils. 

Les conditions de logement n’affectent pas le risque de complication à l’hôpital. Mais elles génèrent un risque accru d’exposition au virus, du fait des contacts plus fréquents et la difficulté de mettre en place certains gestes barrières.

Globalement, ces patients ont un niveau de vie inférieur de 6 % au niveau de vie moyen de l’ensemble de la population. Un effet du revenu qui peut refléter « des conditions de vie et de travail associées à un risque accru d’exposition au virus, ainsi qu’une présence plus fréquente de comorbidités chez les plus défavorisés », d’après l’étude.

Les patients nés à l’étranger et moins vaccinés sont aussi à risque

Les individus hospitalisés « sont plus fréquemment nés à l’étranger, » souligne l’étude. Ces patients sont en particulier nés en Afrique (Maghreb et Afrique subsaharienne).

« Cet effet du pays de naissance, déjà mis en évidence par de nombreuses études internationales ayant identifié l’origine ethnique comme facteur de risque, pourrait refléter une inégale répartition des facteurs d’exposition (profession, respect des gestes barrière) ou de vulnérabilité (présence de comorbidités). »

L’Insee et la Drees indiquent enfin que lors de la quatrième vague de l’épidémie, l’âge influençait « de manière moins marquée » le risque d’être hospitalisé. D’autre part, le lien entre niveaux de vie et risque d’hospitalisation était plus marqué. Deux spécificités qui pourraient s’expliquer :

  • par le fait que la vaccination a d’abord été réservée aux plus âgés,
  • mais aussi par le fait que le recours à la vaccination augmente avec le niveau de vie, « ce qui pourrait expliquer que les formes sévères de la quatrième vague aient davantage affecté les plus modestes, moins fréquemment vaccinés ».



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