Deux membres du GUD interpellés, altercation nocturne… Ce que l’on sait de l’assassinat de Federico Martin Aramburu

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Une fusillade en plein cœur de Paris, la mort d’un ancien rugbyman emblématique, la cavale de militants associés à l’ultradroite et trois interpellations, dont l’une aux confins de l’UE : l’affaire Federico Martin Aramburu, du nom de l’ex-international de rugby argentin tué par balles à Paris dans la nuit du samedi 19 mars après une altercation dans un bar, a rebondi ce mercredi.

Les faits s’étaient déroulés vers 6 heures du matin boulevard Saint-Germain, dans le 6e arrondissement de Paris, après un « différend » entre deux groupes, selon une source policière. Depuis, une enquête de flagrance pour assassinat a été ouverte. En trois points, « L’Obs » revient sur ce drame.

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  • Les deux principaux suspects arrêtés

Loïk Le Priol, principal suspect de la fusillade, a été interpellé dans la nuit de mardi à mercredi en Hongrie à la frontière de l’Ukraine. Un mandat d’arrêt européen avait été délivré contre lui. Il devrait être remis aux autorités françaises dans les prochains jours. Le jeune homme, âgé de 27 ans, milite au sein du groupe d’ultradroite GUD. Ancien commando de marine, il avait participé à des opérations extérieures au Mali et à Djibouti entre 2013 et 2015, avant d’être rapatrié en raison d’un état de stress post-traumatique sévère et d’être radié de la marine nationale pour motifs disciplinaires.

Connu des services judiciaires, Loïk Le Priol a déjà été condamné à l’âge de 19 ans pour des violences et à quatre mois de prison avec sursis à 23 ans pour des violences volontaires en réunion et conduite en état d’ivresse, selon les informations du journal « Marianne ».

L’autre homme suspecté d’être impliqué dans la mort de Federico Martin Aramburu, Romain Bouvier, a été interpellé quelques heures plus tard à Sablé-sur-Sarthe, dans la Sarthe, par la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Nantes. Egalement membre du GUD, cet homme est âgé de 31 ans.

Tous deux sont actuellement poursuivis − avec trois autres anciens militants du GUD − pour « violences aggravées » sur un ancien président du groupuscule d’extrême droite en 2015. Ils doivent comparaître devant un tribunal en juin.

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Mardi, une jeune femme de 24 ans soupçonnée d’avoir conduit la voiture, une jeep appartenant à Loïk Le Priol, a été mise en examen pour « complicité d’assassinat » et placée en détention provisoire. Âgée de 24 ans, elle aurait conduit la voiture depuis laquelle les deux hommes auraient tiré sur l’ancien international argentin.

Selon le quotidien « la Dépêche », sa description, établie grâce à la vidéosurveillance, semble correspondre à la compagne de Loïk Le Priol.

Interpellée samedi en fin de journée et placée en garde à vue, elle a été présentée mardi à un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Paris qui l’a mise en examen pour « complicité d’assassinat et refus de remettre la convention de déchiffrement d’un moyen de cryptologie », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

  • Violente altercation dans un bar

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux suspects auraient tiré sur l’ancien international argentin après une altercation dans le bar Le Mabillon. Les groupes ont été séparés par des videurs, a ajouté l’une de ces sources, mais les suspects « sont revenus peu après avec un véhicule et ont tiré des coups de feu ».

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« Plusieurs impacts » de balles ont été relevés, a ajouté une source proche de l’enquête. L’ancien joueur est mort sur place des suites de ses blessures. Une enquête de flagrance pour assassinat a été ouverte et confiée à la brigade criminelle, a indiqué le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.

International argentin à 22 reprises, passé également par les clubs français de Biarritz, Perpignan et Dax au début des années 2000, le Puma évoluait centre ou ailier. « Pour la famille et ses nombreux amis, ce 19 mars a tourné au cauchemar absolu. Ce crime odieux et son décès laissent chacun d’eux et au-delà tout le monde du rugby abasourdi dans une douleur indicible », avait écrit leur avocat Yann Le Bras, dans un message envoyé à l’AFP dimanche.





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