deuxième médaille d’or pour Bauchet, Cécile Hernandez enfin sacrée

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La snowboardeuse perpignanaise Cécile Hernandez a décroché le premier titre olympique de sa carrière à 47 ans tandis que le jeune Arthur Bauchet, 21 ans, a décroché une deuxième médaille d’or en ski alpin.

Il s’impose comme la relève française en ski alpin paralympique : Arthur Bauchet a remporté lundi 7 mars une deuxième médaille d’or aux Jeux de Pékin, où la snowboardeuse perpignanaise Cécile Hernandez a décroché, en pleurs, son premier titre à l’âge de 47 ans.

Sourire accroché aux lèvres, Arthur Bauchet, originaire du Var et licencié au ski club de Briançon, a poussé un cri de joie à l’arrivée du super combiné, l’épreuve du jour.

« C’est juste fou de réussir à faire mon ski ici, après quatre ans de préparation, c’est juste génial », a-t-il réagi. « Cette médaille, je suis vraiment allé la chercher. »

« L’objectif, c’était de tout casser dès la première manche (…). C’est parfait, même si physiquement, c’était très dur », a expliqué Arthur Bauchet, dont les jambes ont flanché après l’arrivée.

Le sportif, qui évolue en catégorie debout, souffre de paraparésie spastique, une maladie qui provoque une faiblesse et des contractures musculaires des jambes.

Quadruple médaillé d’argent aux Jeux de Pyeongchang à même pas 18 ans et double champion du monde à Lillehammer plus tôt cette année, Arthur Bauchet a devancé le Finlandais Santeri Kiiveri et le Néo-Zélandais Adam Hall.

Le super combiné associe une épreuve de vitesse (Super-G) à une épreuve technique (slalom) et récompense donc les sportifs les plus polyvalents.

Les pleurs de joie de Cécile Hernandez

Autre grand bonheur de la journée côté français avec Cécile Hernandez, qui décroche à 47 ans le premier titre paralympique de sa carrière, sur le snowboard cross.

« Je suis hyper émue, parce que je la voulais vraiment, cette médaille. Ça a été des gros combats et beaucoup de sacrifices », a déclaré en pleurs la sportive atteinte de sclérose en plaque.

« Cette médaille, je la dédie d’abord à ma maman, parce que je l’ai perdue juste avant de prendre le départ (pour Pékin). Je regarde le ciel pour elle. »

La Perpignanaise est également heureuse, avec son titre, de prouver la résilience des personnes atteintes par sa maladie.

« C’est très important de montrer qu’on peut dépasser les barrières que la sclérose en plaque nous impose », a-t-elle conclu.

Déception pour Marie Bochet

Déception en revanche pour la star française du ski alpin paralympique, Marie Bochet, toujours sur le super combiné.

Troisième après la première épreuve du Super-G, elle a finalement terminé cinquième après une erreur lors du slalom qui lui a fait perdre de précieuses secondes.

« Il y a pas mal de frustration », a confié l’octuple championne paralympique, médaillée d’argent la veille sur le Super-G.

« Je le sentais un peu à l’entraînement que ça n’allait pas très bien en slalom. Après, c’est des fautes bêtes. C’est du slalom, ça va vite. »

La même mésaventure est arrivée à Hyacinthe Deleplace (catégorie déficient visuel), en tête de la manche de Super-G mais seulement cinquième au final après le slalom.

Oscar Burnham et Manoël Bourdenx finissent eux 10e et 12e, alors que Jules Segers n’a pas terminé la course.

La France est désormais cinquième du classement avec cinq médailles (trois d’or, une d’argent et une de bronze).

Avec AFP



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