la Fédération française du sport automobile cherche un successeur au duo Loeb-Ogier

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Axel May, édité par Solène Leroux
, modifié à

Près de 4.500 candidats ont participé aux qualifications de l’opération Rallye Jeunes, organisée par la Fédération française du sport automobile avec le soutien financier de Yacco, entreprise de lubrifiant. Pour postuler, il faut être âgé de 18 à 25 ans, avoir le permis de conduire, être de nationalité française et régler 20 euros de frais d’inscription. L’objectif lors du Rallye : réaliser un parcours minuté à bord d’une petite Peugeot 208 en slalomant entre des plots. Les journées de détection ont eu lieu en janvier et février sur les circuits de Dreux, de Saint-Dié-des-Vosges, de Lyon, puis de Nîmes.

Les candidats doivent gérer le stress

Nicolas Bernardi, ancien pilote, est le responsable de l’opération Rallye Jeunes : « C’est ce qui caractérise un pilote de rallye : toujours beaucoup de stress, beaucoup d’éléments qui nous mettent dans l’anxiété, et si on sait bien les gérer instinctivement, cela fera un pilote de rallye qui a plus de capacité qu’un autre. » Les meilleurs candidats, une petite cinquantaine, ont été retenus pour la phase finale, qui vient de se dérouler pendant trois jours sur le circuit nîmois de Lédenon. Une nouvelle série de tests et d’épreuves ont permis de désigner les deux vainqueurs de l’édition 2022 : Tom Pellerey, 24 ans et Hugo Roch, 20 ans.

© AXEL MAY / EUROPE 1

Les deux lauréats engagés en championnat de France des Rallyes

Les deux lauréats se voient offrir durant une saison un volant en championnat de France des rallyes, dont la première manche est programmée du 17 au 19 mars au Touquet. Cette opération de détection, unique en Europe selon ses promoteurs, a permis de repérer Sébastien Loeb (double finaliste en 1995/1996 et neuf fois champion du monde des rallyes) et Sébastien Ogier (vainqueur en 2005 et huit fois champion WRC).

Un sport-passion encore très masculin

Moins connu que ses illustres aînés, Yohan Rossel fut lauréat en 2014. Aujourd’hui en WRC2, antichambre du circuit professionnel, au volant d’une Citroën C3, il explique que « c’est un milieu où seule la catégorie reine est rémunérée » : « C’est un peu comme la différence entre la Formule 1 et la Formule 2. Moi, à 26 ans, je suis encore jeune, c’est déjà beau d’avoir un constructeur derrière moi. » Yohan Rossel ajoute : « On prend tellement de plaisir avec ce sport de haut niveau. » Bref, un sport-passion. Mais il reste un constat, implacable : si les sélections sont mixtes, très peu de femmes s’inscrivent et aucune, en près de 30 ans d’existence, n’a remporté un volant Rallye Jeunes.



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