la ministre chargée des Jeux, Seiko Hashimoto, nommée à la tête du comité d’organisation

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L’affaire impliquant le président démissionnaire du comité d’organisation des Jeux olympiques (JO) de Tokyo, Yoshiro Mori, a connu jeudi 18 février un épilogue très politique avec le choix de Seiko Hashimoto, l’actuelle ministre chargé des JO, pour lui succéder.

Mme Hashimoto a promis de « restaurer la confiance », de « répondre aux attentes en matière d’égalité des genres » et, face à la pandémie de Covid-19, de prendre « toutes les mesures nécessaires pour que les JO se déroulent en toute sûreté ». Elle est remplacée au ministère des JO par Tamayo Marukawa, parlementaire et ancienne présentatrice de TV Asahi.

Ce jeu de chaises musicales conclut une opération portant la marque de M. Mori. L’ancien premier ministre (2000-2011) a démissionné vendredi 12 février après la vague de protestations déclenchée, au Japon et à l’étranger, par ses propos sexistes : il avait déclaré que « les conseils d’administration avec beaucoup de femmes prennent beaucoup de temps », car elles ont, selon lui, « du mal à finir » leurs interventions.

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Restaurer l’image

Pour choisir son successeur, les organisateurs ont mis en place un « comité de sélection » composé de quatre hommes et de quatre femmes – dont les noms ont été tenus secrets –, sous la direction du président honoraire du comité d’organisation, par ailleurs président de Canon, Fujio Mitarai.

Il semble toutefois que ce comité de sélection n’ait fait que valider la candidature de Mme Hashimoto, imposée par M. Mori et convenant au premier ministre, Yoshihide Suga. Ce dernier avait souhaité qu’une femme prenne la relève, afin de restaurer l’image des Jeux de Tokyo et montrer, note le quotidien Nihon Keizai Shimbun, que le « cercle masculin des décideurs de Tokyo a tiré les leçons de l’affaire Mori ».

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Agée de 56 ans, mère de trois enfants et originaire d’Hokkaido (au nord du Japon), Seiko Hashimoto a participé aux JO d’été en cyclisme et aux JO d’hiver en patinage de vitesse, obtenant une médaille de bronze dans cette discipline en 1992 à Albertville (Savoie).

Parlementaire depuis 1995, cette politicienne expérimentée a occupé plusieurs fonctions importantes au sein du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, avant de devenir, en 2019, ministre des Jeux olympiques.

M. Mori conservera un certain contrôle

Discrète après que « l’affaire Mori » eut éclaté, elle s’est contentée d’appeler M. Mori à « réagir de manière adéquate pour ne pas répéter la même erreur ». Elle avait suivi la ligne du gouvernement, qui n’a jamais appelé à la démission de M. Mori.

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