la RATP n’a pas conservé ses images, la SNCF si

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Les images de vidéosurveillance prises par la RATP le jour de la finale de la Ligue des champions au Stade de France ont été effacées mais la SNCF a conservé les siennes, ont indiqué à l’AFP les compagnies publiques ce vendredi 10 juin.

« Le délai de conservation des vidéos des caméras de vidéo protection est de 72 heures pour des raisons de stockage », et « sans réquisition judiciaire elles sont écrasées automatiquement par les nouveaux enregistrements », a expliqué un porte-parole de la RATP.

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Le préfet Lallement reconnaît « un échec » après le chaos au Stade de France

En revanche, la SNCF a conservé ses images. « Les images de vidéoprotection sont normalement effacées automatiquement au bout de trois jours. Dans le cas des événements au Stade de France, l’effacement automatique des images a été bloqué et les images ont été conservées, comme l’autorise la législation pour une durée de 30 jours », a exposé un porte-parole à l’AFP. « Ces images ont fait l’objet aujourd’hui (vendredi) d’une réquisition par les autorités judiciaires », a-t-il ajouté.

Des responsables de la SNCF et de la RATP convoqués au Sénat

Les deux opérateurs disposent d’un vaste réseau de caméras dans les stations de métro et gares de RER, dont celles de la ligne 13 du métro parisien (RATP) et des RER B et D (SNCF) qui desservent le Stade de France, à Saint-Denis, où des bousculades, violences et agressions ont entaché la soirée du 28 mai.

Chaos au Stade de France : une honte au-delà des frontières

Des responsables des deux transporteurs ont été convoqués au Sénat mardi matin, pour s’expliquer devant les commissions de la culture et des lois.

Erwan Le Prévost, le directeur des affaires institutionnelles de la Fédération française de football (FFF), avait indiqué jeudi au Sénat que les images de vidéosurveillance autour du Stade de France n’avaient pas non plus été conservées, a-t-on appris lors des auditions par le Sénat, jeudi. Ces images sont systématiquement détruites au bout de sept jours, sauf réquisition de la justice, avait-il expliqué.

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Les images de la préfecture de police conservées

La police, chargée d’enquêter sur les faux billets lors de la finale, a quand même demandé au Stade de France jeudi soir les images des violences filmées par ses caméras, une source du dossier disant avoir « toujours espoir » de les récupérer, sans plus de détails. La préfecture de police a rappelé que ses propres images étaient à la disposition de la justice.

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Les présidents des deux commissions sénatoriales qui enquêtent sur les incidents du 28 mai « regrettent par ailleurs de ne toujours pas avoir pu prendre connaissance des images de vidéoprotection évoquées par Gérald Darmanin », le ministre de l’Intérieur, lors de son audition du 1er juin, « afin de comprendre l’enchaînement des faits ayant entraîné les désordres constatés aux abords du stade ».

« Ils comptent donc sur la diligence des services du ministère (de l’Intérieur) et de la préfecture de police pour pouvoir y accéder dans les meilleurs délais », a indiqué le Sénat dans un communiqué.





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