Le match Saint-Etienne – Angers retardé après des jets de fumigènes et une tentative d’envahissement du terrain

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Tous les regards – et les inquiétudes – étaient tournés vers le classique OM – PSG, programmé ce dimanche… Mais c’est dès ce vendredi soir et du côté de Saint-Etienne que les supporteurs ont finalement fait parler d’eux.

Les supporteurs des Verts, lanterne rouge de Ligue 1, ont en effet exprimé leur colère, dès l’entrée des joueurs sur la pelouse et avant même le coup d’envoi, en envoyant de très nombreux fumigènes sur le terrain, noircissant la pelouse par endroits. Certains supporters stéphanois sont en outre descendus des tribunes pour essayer de pénétrer sur le terrain. Le déploiement des forces de sécurité a été nécessaire pour prévenir cette tentative d’envahissement du terrain, totalement enfumé.

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Selon « l’Equipe » et France info, les fumigènes ont en outre causé des trous dans les filets des buts. L’arbitre a décidé de renvoyer les deux équipes au vestiaire le temps que la réparation soit effectuée. Le coup d’envoi du match a désormais plus de 40 minutes de retard.

Les Verts n’ont remporté aucun match depuis le début de la saison de Ligue 1. Les supporteurs réclament le départ de l’entraîneur de l’équipe, Claude Puel.

Pas assez de stadiers, pas assez formés

Ces événements interviennent après de précédents débordements à Nice, face à Marseille, fin août, puis à Lens, face à Lille, en septembre… La ministre chargée des Sports, Roxana Maracineanu, avait alors prôné une réflexion avec les clubs sur le sujet. « C’est leur devoir d’assurer la sécurité avec leurs stadiers, la formation des stadiers, qui ont peut-être perdu l’habitude d’être là. »

« Pendant un an et demi sans stade, on a un peu perdu les habitudes », abonde Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste du supportérisme.

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« Chez les sociétés de stadiers, après seize mois sans travail, il y a eu un turn-over considérable, avec désormais des gens qui ont moins d’expérience. »

Un peu rouillé après les périodes de huis clos total ou partiel, le secteur doit faire face plus globalement à une pénurie de main-d’œuvre. « Avec la pandémie, de nombreux agents de sécurité ont trouvé dans le même métier des endroits où ils peuvent faire plus d’heures, comme les centres commerciaux, les centres de vaccination et certains ont carrément changé de métier et ne sont plus dans cette branche », explique Xavier Pierrot, directeur général adjoint en charge du stade de l’Olympique lyonnais.

« Quand on fait travailler un agent entre 20 et 30 heures par mois, c’est impossible d’avoir des personnes qui se forment pour exercer uniquement dans les stades ou les Arena. Ils ont tous plusieurs emplois. »

La faible rémunération et les contraintes horaires (travail en soirée et les week-ends) ne favorisent pas non plus les candidatures. « Pour des métiers de stadiers payés au Smic, certains ont déserté la profession face à l’absence d’événements en raison du Covid et ils ont opté pour des métiers qui, avec le même salaire, leur permettaient d’avoir leurs week-ends par exemple », constate un agent de sécurité qui souhaite rester anonyme.

« Face à cette problématique de recrutement, les boîtes prennent un peu ce qu’elles trouvent… »

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Face aux difficultés de recrutement, les clubs doivent bien souvent recourir à plusieurs sociétés de sécurité. « Trois » pour l’OL, confie Xavier Pierrot et jusqu’à « sept structures différentes », à Saint-Etienne ! C’est dire…





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