Naomi Osaka se retire du tournoi et évoque sa santé mentale

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La joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka, numéro 2 mondiale, a annoncé ce lundi 31 mai sa décision de se retirer du tournoi de Roland-Garros, après un bras de fer avec les organisateurs sur son refus de participer aux conférences de presse. Dans un message sur Twitter, elle a expliqué son choix en évoquant une question de bien-être et ses difficultés avec sa santé mentale.

« Je pense que le meilleur désormais pour le tournoi, pour les autres joueurs et pour mon propre bien-être est de déclarer forfait pour que tout le monde puisse se concentrer [sur le tennis] », a-t-elle écrit, affirmant ne pas vouloir être « une distraction ».

La joueuse avait annoncé jeudi son refus de s’adresser à la presse lors du tournoi, déclenchant une polémique. Elle s’était vu infligée dimanche en retour une amende de 15 000 dollars (environ 12 300 euros). Elle risquait en plus une suspension en cas de récidive, sanction qu’elle a finalement anticipée.

« De longues périodes de dépression »

La joueuse est revenue sur la raison qu’elle avait avancée pour expliquer son boycott médiatique, sa santé mentale, qui avait été remise en question, comme le souligne « l’Equipe ».

« Je suis passée par de longues périodes de dépression depuis l’US Open 2018 et ça a été très difficile à gérer, révèle la joueuse. Ceux qui me connaissent savent que je suis une individu introvertie et ceux qui me voient lors des tournois ont pu remarquer que je portais souvent des écouteurs, pour m’aider à gérer mon anxiété sociale. »

Naomi Osaka raconte comment les conférences de presse peuvent être un exercice éprouvant pour elle et explique que, se sentant déjà très « vulnérable et anxieuse », elle a pris la décision de ne plus y prendre part lors du tournoi, tout en assurant aux organisateurs qu’elle était disposée à répondre aux questions des journalistes après les tournois.

Une amende de 15000 dollars

La joueuse de 23 ans, lauréate de quatre tournois du Grand Chelem, va désormais « prendre un peu de temps loin des cours », espérant pouvoir trouver une entente par la suite en travaillant avec les Grands Chelem « pour améliorer la situation, tant pour les joueurs, que pour la presse ou les fans ».

Après l’annonce de la joueuse jeudi, qui avait fait part de son sentiment que « les gens n’avaient aucun égard pour la santé mentale des sportifs », le président de la Fédération française de Tennis l’avait vertement critiquée : « C’est une erreur phénoménale et ça montre à quel point, aujourd’hui, il faut que dans notre sport il y ait une gouvernance forte, avait lancé Gilles Moretton. Ce qui se passe là n’est pas, à mon sens, acceptable. Il y a des règles, des lois, on va s’y cantonner pour les pénalités, les amendes, mais au-delà de ça, c’est le tennis qu’on veut promouvoir. »





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