pourquoi la perte de poids se joue aussi dans la tête ?

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Atteindre le chiffre parfait sur la balance. C’est l’objectif de beaucoup de Français qui souhaitent perdre quelques kilos en trop. Régime, prise de poids, nouveau régime puis nouvelle prise de poids… L’effet yo-yo va souvent de pair avec la volonté de perdre un peu de poids. Un problème qui n’est pas toujours lié à un manque de contrôle de son alimentation ou a une perte de motivation. Dans l’émission Bienfait pour vous, Jérémy Gorskie, diététicien, spécialiste du comportement alimentaire et auteur du livre « De la tête à l’assiette », et Charlotte Arrigoni, ancienne journaliste & autrice de « XXL SOS », reviennent sur la place du bien-être psychique dans la perte de poids. 

Car en réalité, les troubles du comportement alimentaire peuvent être souvent sous-estimés par les Français qui cherchent à perdre du poids. « Quand j’ai rencontré mon copain, je faisais 62 kilos. Cinq ans plus tard, j’en faisais 126. Pourtant, j’ai fait un, puis deux, puis trois, et même quatre régimes », explique l’ancienne journaliste Charlotte Arrigoni. 

Des troubles alimentaires peu connus

« A chaque fois, j’ai perdu du poids. Puis, j’en ai repris et surtout, j’en ai repris plus que ce que j’avais perdu. Donc, à chaque fois, j’étais motivée mais à chaque fois j’avais un peu moins de motivation. Et à la fin, je n’avais plus le mental. J’étais sous antidépresseurs, j’étais très mal dans ma peau et surtout dans ma tête », reconnaît-elle. 

L’autrice de « XXL SOS », a dû consulter plusieurs diététiciens avant de découvrir qu’elle souffre en réalité d’hyperphagie, un trouble du comportement alimentaire qui favorise l’absorption de « grandes quantités de nourriture rapidement sans compensation, c’est-à-dire, sans vomissements, ou sans laxatifs », explique le diététicien Jérémy Gorskie, au micro d’Europe 1. 

« Quand je disais que je mangeais deux voire trois petits-déjeuners et que le soir, je mangeais deux sachets de raviolis avec trois cordons bleus et quatre glaces en dessert, pourquoi le nutritionniste ou le diététicien ne s’est pas dit : ‘Il y a peut être un problème psychologique derrière cette prise de poids et on ne va pas entamer un régime, mais on va la rediriger vers un psychiatre », se questionne Charlotte Arrigoni. 

Se déculpabiliser

Si l’ancienne journaliste souffre d’un trouble alimentaire, Jérémy Gorskie conseille aux personnes ayant des difficultés à perdre leurs kilos, de faire la paix avec leur relation à la nourriture. « Il faut se déculpabiliser. Quand on vient me voir en consultation et qu’on me dit ‘voilà, j’aimerais arrêter de manger mes émotions’, je leur dis d’office que ce n’est pas possible. On est tous humains, on mange tous nos émotions. La nourriture provoque des émotions positives ou négatives. L’idée, c’est vraiment d’accepter ça et aussi d’aller vers les aliments qui nous font vraiment plaisir », explique-t-il, soulignant que cette réflexion ne pourra être que bénéfique pour soi, et pour parvenir à maigrir.

Et face à de potentielles réticences, l’auteur du livre « de la tête à l’assiette » le rappelle : « Il ne faut pas hésiter à consulter, même si vous avez peur. Parce que le problème restera le même à long terme. Donc, il faut se convaincre et sauter le pas pour aller voir un spychologue ou bien un diététicien qui est formé aux troubles alimentaires. C’est une démarche difficile mais après, ce ne sont que des années de liberté qui vous attendent », conclut-il. 



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