Quatre questions sur l’alimentation émotionnelle, parfois responsable de la prise de poids

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Quand on pense « perte de poids », on associe invariablement le mot « régime », qui n’est d’ailleurs plus recommandé par les professionnels de santé. Désormais, ces derniers savent que les émotions peuvent jouer un grand rôle dans le processus. Lorsque l’on prend du poids, « il y a d’un côté les calories qu’on ingère, de l’autre les calories qu’on dépense », explique Émilie Godineau, journaliste au magazine Top Santé. « Si les apports sont supérieurs aux dépenses, il y a prise de poids », détaille-t-elle dans Bienfait pour vous. Cependant, « ça ne fait pas tout », assure la journaliste. Les différences de métabolisme jouent, mais aussi les émotions, tout comme « ce que l’on vit ».

Nos ressentis peuvent influer sur notre métabolisme, continue-t-elle, « par des sécrétions nerveuses et hormonales » : « Ça peut favoriser l’appétit, le stockage et renforcer l’attrait pour certains aliments plaisirs, comme le sucre par exemple. » Stéphane Clergé, psychiatre, a observé l’impact des émotions sur le poids en soignant des patients de leurs troubles dépressifs : « Je les voyais perdre du poids alors que ce n’était pas le but à l’origine, aussi bien chez les adultes que chez les enfants. »

Comment savoir si nos émotions sont liées à la nourriture ?

Émilie Godineau rappelle que manger une « demi-tablette de chocolat » en une seule fois, par exemple, peut arriver sous le coup d’une émotion. En revanche, « si les craquages, pour des aliments gras et sucrés en dehors des repas, se répètent plusieurs fois par semaine, si on descend très rapidement un paquet de chips par exemple, il faut se demander s’il n’y a pas un problème ». Et d’ajouter la définition de l’alimentation émotionnelle : « Manger sous le coup des émotions, de façon récurrente et sans arriver à se contrôler. »

Un régime peut-il aider ?

La journaliste Émilie Godineau assure que non. Selon elle, « si on est sujet à l’alimentation émotionnelle, ça ne marchera pas » puisque « s’imposer des restrictions va aggraver le problème ». Elle précise également que « si on s’interdit des aliments », cela va mener à la frustration, et potentiellement à la culpabilité derrière. Deux émotions négatives, qui peuvent avoir un impact sur la prise de poids. 

Que faire en cas d’alimentation émotionnelle ?

Tout d’abord, on peut se diriger vers son docteur traitant habituel. Ce dernier pourra vous délivrer des conseils, et éventuellement vous rediriger vers un spécialiste. La journaliste de Top Santé stipule qu’il vaut mieux se référer à un professionnel de santé, soit « un docteur nutritionniste, un diététicien, voire un psychologue », plutôt qu’à un coach en alimentation ou à un nutrithérapeute, dont les professions ne sont pas encadrées. Y compris parmi les professionnels, Émilie Godineau recommande de choisir un spécialiste « qui a été formé au comportement alimentaire, parce que malheureusement, certains prescrivent encore des régimes ».

Comment travailler sur ses fringales ?

Pour le psychiatre Stéphane Clergé, avant même de commencer une thérapie dans le but de maigrir, « on peut commencer par se faire bien, en dormant bien, en réfléchissant à sa vie, en voyant ce qui nous convient ou ne nous convient pas ». Le spécialiste conseille également de « repérer les sources de stress, réfléchir sur son histoire », mais aussi travailler sur sa respiration.



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