Tour de France femmes : départ d’une course historique

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Après des décennies à exister dans l’ombre du Tour de France masculin, voire à ne pas pouvoir exister du tout, les cyclistes féminines ont désormais leur Tour.

Il aura fallu des années et plusieurs révolutions féministes pour que puisse s’organiser cette compétition sportive. A la fin des années 1980, il semblait par exemple normal au coureur Marc Madiot de lancer en plein débat télévisé à une Jeannie Longo particulièrement calme : « Vous, vous êtes moches, je suis désolé. (…) Il y a des sports qui sont masculins et des sports qui sont féminins (…) C’est un sport extrêmement difficile et j’aime trop les femmes pour les voir souffrir ».

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Huit étapes en huit jours

Les coureuses se sont donc s’élancées ce dimanche 24 juillet à 13h30 pour huit étapes sur plus de 1 000 kilomètres entre Paris et l’Alsace. A l’inverse de l’édition masculine qui s’achève ce même dimanche dans la soirée, les 144 coureuses démarrent par Paris en ce début d’après-midi. Elles longeront la Seine jusqu’au jardin des Tuileries, suivi de la place de la Concorde pour finalement emprunter la montée des Champs-Elysées jusqu’à l’Arc de Triomphe. Avant de partir vers l’est pour accomplir un final exigeant dans les reliefs vosgiens. Il y aura notamment deux étapes en Champagne avant de traverser l’Alsace. Le programme est court : huit étapes en huit jours.

Les deux dernières étapes devraient d’ailleurs constituer les grands moments de la Grande Boucle. Réparties dans vingt-quatre équipes de six participantes, les coureuses se disputeront entre Sélestat et le Markstein, à la veille de l’arrivée. Il leur faudra affronter un triptyque montagneux sur 127 km : le Petit Ballon (9,3 km à 8,1 %), le col du Platzerwasel (7,1 km à 8,3 %) et le Grand Ballon (13,5 km à 6,7 %). Avant de s’affronter le lendemain sur le Ballon d’Alsace (8,7 km à 6,9 %) puis, enfin, sur l’ultime étape vers la Super Planche des Belles Filles (7 km à 8,7 %).

La victoire devrait revenir à une Néerlandaise, selon Franceinfo, qui précise « reste à savoir laquelle ». Il s’agira d’Annemiek van Vleuten (Movistar), 39 ans et favorite. Ou bien de Marianne Vos (Jumbo-Visma, 35 ans et trois Giro au compteur), ou encore de Demi Vollering (SD Worx, 25 ans). L’Italie suit de peu dans les pronostics, puis le Danemark et l’Afrique du Sud avec Ashleigh Moolman-Pasio (SD Worx), « grimpeuse hors pair ». Côté Françaises, c’est Audrey Cordon-Ragot qui porte la tunique tricolore.





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